GIAP INFO N° 35

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Extraits du journal interne "Giap Info" No 35 de mai 2016

 

Editorial
 

Il y a près de cinq ans, nous mettions en place une nouvelle organisation du parascolaire sur le terrain, avec notamment 17 responsables de secteur entièrement dédiés à l’organisation et au management de leur secteur respectif. Durant cette même période, la fréquentation du parascolaire a augmenté de plus de 30 %, rendant par la même les secteurs beaucoup trop grands pour être dirigés de façon efficace par des responsables qui puissent être à l’écoute de leurs équipes et des collaborateurs qui les composent.

Ainsi, après une analyse détaillée de la situation, la Direction a décidé de modifier quelque peu le découpage du canton et de passer à 20 secteurs, en en ajoutant un en Ville de Genève et deux sur le reste du canton. Nous sommes convaincus que cette nouvelle organisation permettra aux responsables de secteur d’être plus présents au sein des équipes et plus disponibles pour les collaborateurs, ceci à la satisfaction de tous.

(...)

Enfin, dans ce numéro vous trouverez les interviews de deux de nos apprentis assistants socio-éducatifs. Au GIAP, les ASE sont au cœur de la qualité de notre prestation puisque ce sont eux qui, au sein des équipes et par délégation, sont responsables de la qualité de la prise en charge des enfants. Dès lors, il allait de soi qu’en tant qu’employeur nous nous engagions dans la formation duale d’apprenti ASE, ce que nous faisons activement et avec bonheur en collaboration avec notre partenaire la FASe.

Ainsi, comme vous pourrez le constater à la lecture de ce 35ème numéro de notre GIAPinfo, nous ne manquons ni de défis, ni de projets enthousiasmants, ce qui, à mon sens, est un signe de dynamisme et de bonne santé.

Un proverbe africain dit que « Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin »

Nous avons choisi d’aller loin, alors, au nom de la Direction, je tiens à tous vous remercier de nous accompagner avec tant d’enthousiasme.

 

                                                                                                         Nicolas Diserens

                                                                                                             Directeur

 


 

Apprentissage d'assistant-e socio-éducatif/éducative au GIAP

 

Nous avons accueilli la 1ère volée d’apprentis(*) en 2007, dès l’ouverture de cette formation duale.

Toutefois, dès lors que nous ne pouvions couvrir les 40h hebdomadaires requises (temps scolaire compris), nous avons engagé les apprentis conjointement avec la FASe.

4 candidatures sont retenues par année : 2 étant sous contrat GIAP et 2 sous contrat FASe.

A l’heure actuelle, 12 apprentis évoluent donc dans nos deux institutions (soit 4 par niveau), sachant que dès 2017, Fase et GIAP ont convenu d’augmenter chacun leur quota à 3 nouveaux apprentis par année.

Les apprentis sont suivis par des FPP (formateurs/formatrices à la pratique professionnelle) au bénéfice d’une formation spécifique (ex-« maître d’apprentissage »). Cette charge est assumée au GIAP par les RSE.

Nos apprentis fréquentent l’Ecole d’ASE à Carouge et suivent la filière « généraliste » qui compte trois domaines : enfance et jeunesse, handicap et personne âgée.

Pour ce faire, ils effectuent deux stages de 4 mois en 1ère et 2ème année dans les deux autres domaines. En contrepartie, GIAP et FASe reçoivent régulièrement, pour la même durée, des apprentis qui travaillent dans le secteur du handicap ou de la personne âgée.

Les cours inter-entreprises et la gestion des stages sont gérés par l’OrTra (Organisation du monde du travail santé social).

(*) Le genre masculin est utilisé pour faciliter votre lecture. En fait, nous comptons aujourd’hui 6 apprenties et 1 apprenti.

 

 

Mme D., APPRENTIE 3EME ANNEE ECOLE DE GEISENDORF

Carte de visite :

26 ans, diplôme ECG, option socio-éducatif

2 ans d’activité en crèche et un an en foyer d’accueil pour jeunes enfants

Monitorat en camps de vacances et 6 mois de stage et monitrice auprès de l’association Rinia

Animatrice remplaçante GIAP durant 7 mois.

 

Pourquoi cette formation ?

Je me suis toujours sentie concernée par les activités du domaine social.

J’ai été attirée par cette formation intéressante et complexe qui permet de travailler dans trois domaines et qui offre des passerelles vers des formations supérieures. J’avais hésité à passer par la VAE mais le double apport théorique et pratique de la formation duale m’a encore plus intéressée. Par ailleurs, j’avais besoin de la rigueur et du cadre que l’école apporte.

 

Que vous ont apporté les deux stages de 4 mois chacun ?

Mon premier stage de a eu lieu à l’EMS de la Rive qui accueille des personnes ayant des troubles de type Alzheimer, avec un foyer de jour qui permet de faire la transition à l’EMS traditionnel et permet également aux familles de se décharger un peu. Mon stage a été axé sur les soins afin que je puisse élargir mes connaissances des gestes médico-techniques. J’ai ainsi pu assister à des colloques avec le personnel médical et mes cours sur le sujet ont pris tout leur sens. Ce stage m’a apporté beaucoup sur le plan de la réflexion et de la posture. J’ai fait l’apprentissage des distances en tant que professionnelle, notamment parce qu’il faut apprendre à respecter l’intimité de l’autre. Je ne dis pas que c’était facile, mais très enrichissant.

Mon deuxième stage s’est déroulé aux EPI, dans une résidence appartement à Carouge. Les usagers cumulaient des handicaps à la fois physique et mental. Là encore j’ai appris des gestes de soins, tels que la prévention des escarres, la pose de pansements. L’animation était évidemment au programme : sorties, gym, psychomotricité, accompagnement des usagers à l’Hôpital, etc. Cette immersion m’a permis d’être intégrée dans l’entier du réseau social et médical. Là encore, ce fut court… mais riche !

 

Où travaillez-vous à la Fase ?

Rina est un centre d’animation, d’intégration et d’échanges, dépendant de la FASe depuis un peu plus de 2 ans et à l’origine centré sur la communauté albanaise. Aujourd’hui, son action est élargie à toute la population migrante. Les activités y sont variées :espace café-couture, atelier rap, festival « harmonie des origines », prévention des violences, travail avec les mineurs migrants non accompagnés. Mon contexte de travail est très différent de celui du GIAP, l’apport est plus théorique. A côté des activités terrain, je travaille à l’année sur la gestion de projets, les demandes de subventions, etc.

 

La lecture de votre planning hebdomadaire est compliquée !

Je suis 1 jour ½ à l’école et le reste de la semaine j’alterne chaque journée entre la FASe et le GIAP. Par exemple, le jeudi, je suis au parascolaire de 11h00 à 13h45. Je me rends ensuite à Rinia de 16h30 à 18h30 pour un type d’activité avant de démarrer la soirée de 18h45 par une réunion, puis de suivre l’atelier Rap jusqu’à 21h30.

Durant les vacances scolaires d’octobre et de février je participe aux activités d’accueil libre du collectif « l’Abri » pour les enfants du quartier des Charmilles et l’été je passe un mois à la Grève Nautique de Versoix (accueil des 12-20 ans).

 

Vos difficultés et vos défis :

Cette formation duale sur deux lieux demande beaucoup d’investissement. Elle nécessite une bonne capacité d’adaptation avec deux chaînes d’informations. Si l’on rajoute les travaux à rendre à l’école, je dirais que ma vie est « chronométrée » ! En même temps, cela m’a permis de voir quelles sont mes forces et mes faiblesses et d’apprendre à gérer tant le temps de travail que mon temps personnel. En ce sens, cette expérience est formatrice et positive.

D’autre part, il est difficile pour des équipes d’animation, au sens large, de comprendre quelle est la place de l’apprenti. Et c’est là où la FPP joue un rôle très important d’explication et de clarification. En résumé, l’apprenti n’est pas un collègue et malgré les compétences et l’autonomie acquises au fil des trois ans, ses responsabilités restent celles d’un apprenant… De plus, il m’arrive de « disparaître » pour participer à une semaine thématique organisée par l’école. Dur pour les collègues d’y comprendre quelque chose !

 

Quelles relations avec votre FPP ?

Je tiens à remercier ma FPP qui n’a eu de cesse de clarifier mon rôle, me protéger sur différents fronts, qui m’a accompagnée pour définir les horaires et contenus de mes stages. J’ai la chance d’être bien suivie, entendue, avec une formatrice très présente et ouverte à la discussion.

 

Un mot sur l’école :

Dès lors que les étudiants travaillent dans des domaines différents, les échanges sur les sujets transversaux sont importants et grâce aux témoignages des uns et des autres, nous pouvons réfléchir à des solutions à adapter d’un domaine sur l’autre.

 

Votre bilan :

Très positif, de plus l’ensemble des expériences acquises me permettent d’ores et déjà d’avoir un bon réseau.

 

Vos projets :

J’ai d’ores et déjà effectué les démarches pour intégrer une classe de matu-pro social sur un an, dans la perspective -  qui sait - d’intégrer une haute école…ou tout autre nouvelle formation. Mon choix n’est pas encore arrêté.

 

Isabelle Gigon

 


 

QUOI DE NEUF AU RESTO ?

 

Les spécialités locales ont été à l’honneur cet hiver. Si raclettes et fondues ont été proposées sur de nombreux lieux, nous pouvons parler de records lorsque 150 enfants de Ferdinand-Hodler/Saint-Antoine ont plongé le même jour leur fourchette dans le caquelon et que 300 enfants du Grand-Saconnex se sont vu servir une raclette !

Sur une note plus estivale, ce sont près de 600 enfants qui ont dégusté des glaces artisanes distribuées à partir d’un triporteur sur les sites de Florissant-Malagnou.

Les enfants « chefs » ont également été mis à contribution :

  • concours de la plus belle assiette de salades composée par les enfants (Cologny)
  • un groupe d’enfants se concerte et établit le menu qui est préparé par le traiteur le mois suivant (Corsier)
  • en collaboration avec la diététicienne, le cuisinier présente le fonctionnement des cuisines à un groupe d’enfants, discute avec eux des questions d’équilibre alimentaire, puis les accompagne dans la conception des menus qu’il réalisera sur une semaine (Ville de Genève)

Enfin, les « parties » en tout genre ont su égayer le quotidien des petits et des grands :

  • crêpes (et crêpes mexicaines)-party, hot-dog party, sushi-party, kebab-party et grillades en extérieur (Carouge, Grand-Lancy, Vésenaz, notamment).

A noter que si ces réalisations originales se font en collaboration avec les prestataires de repas, elles sont souvent autogérées par le personnel parascolaire. Alors bravo à toutes et tous pour la variété des expériences proposées ainsi que pour votre implication dans leur mise en oeuvre !

 

Isabelle Gigon

 


 

Concept Santé Sécurité au Giap, quel impact déjà visible sur le terrain ?

  • Gilet de sécurité : chaque équipe a reçu, le 26 octobre 2015, des gilets de sécurité afin de sécuriser leurs déplacements sur la voie publique.
  • Trame d’évacuation : nous avons validé, avec M. Botta et M. Deage, spécialistes en évacuation pour la ville de Genève ainsi que pour les communes, une trame d’évacuation qui va servir aux équipes pour se préparer aux exercices d’évacuation.
  • Attitude à adopter concernant le port de charge : nous avons diffusé dans les équipes une première fiche SST afin de les sensibiliser aux postures à adopter en cas de port de charge lourde.
  • Audit SST : les coordinateurs région ainsi que l’entreprise F4S (institut qui supervise la mise en place de notre concept) continuent à solliciter les RSE des équipes lors de visites SST.

Personne de Confiance

Toute entreprise suisse qui emploie un grand nombre de collaborateurs est désormais tenue de mettre en place ce rôle de "Personne de Confiance". Au sein du GIAP, les Coordinateurs de région assurent ce rôle. Ils agissent  en totale indépendance vis-à-vis de la Direction de l’entreprise et des collaborateurs du service des Ressources Humaines.

Le rôle principal des Personnes de Confiance est de servir de "vigie", afin de prévenir les risques de conflit et assurer une qualité de vie au travail aussi saine que possible.