GIAP INFO N° 36

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Extraits du journal interne "Giap Info" No 36 de juin 2017

 

Editorial

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D'année en année, tant l'équipe adminitrative que les équipes terrain font face aux départ de responsables.

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Lorsque des successions d’importance se passent de façon harmonieuse, en ne perdant que le minimum de savoir et en ne déstabilisant pas les équipes concernées, c’est un signe de très bonne santé de l’institution. Cette réussite est celle de toute l’équipe administrative qui m’entoure ainsi que celle de tous nos collaborateurs de terrain qui s’impliquent quotidiennement pour faire du GIAP une entité crédible dans le paysage genevois, qui réalise sa mission avec un souci permanent de qualité de la prise en charge des enfants.

Mais l’investissement de chacun dans son rôle et dans le bon fonctionnement de notre Institution ne va jamais sans quelques difficultés, sans situation émotionnellement compliquée dans lesquelles les valeurs personnelles de chacun se confrontent et peuvent parfois mener à une souffrance psycho-sociale. Ainsi, il est important que nous puissions mettre à disposition de nos collaborateurs des personnes disponibles et compétentes pour les écouter et les aider à trouver des outils ou une solution qui leur permettent de s’extraire d’une situation traumatisante.

Même si la loi oblige un employeur à mettre en place un tel dispositif, ce n’est pas ce qui nous motive en premier lieu. Nous sommes conscients que le domaine d’activité dans lequel évolue le personnel de terrain, à savoir l’encadrement et la responsabilité d’enfants dans la complexité des moments parascolaires, peut rapidement susciter l’affect de chacun avec tout ce que cela implique en termes de relations humaines. Nous avons ainsi accordé une attention particulière au choix et à la formation des deux personnes de confiance qui sont à disposition de chaque collaborateur.

En espérant que ce dispositif réponde à vos attentes, je vous souhaite à toutes et tous une excellente fin d’année scolaire.

 

Nicolas Diserens

                                                                                                             Directeur

 


Santé Sécurité au Travail       

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PERSONNE DE CONFIANCE

Le rôle de personne de confiance au sein du GIAP est assuré par les deux coordinateurs région. Il s’agit donc de personnes de confiance internes (ci-après « PC »). Cette spécificité demande par conséquent une rigueur dans l’application du code déontologique de ce rôle.

Deux numéros d’appel ont été mis en place sous forme de répondeurs afin de prévenir et protéger l’intégrité des collaborateurs (risques psychosociaux et conflits interpersonnels). Une garantie de rappel dans les 48h est assurée hors week-ends, jours fériés et vacances parascolaires par les deux personnes de confiance qui traitent les situations dans la plus stricte confidentialité.

Code de déontologie

1.     Confidentialité

En accord avec la Direction du GIAP et en lien avec l’obligation du cadre légal, les personnes de confiance sont tenues à la plus stricte confidentialité sur les situations traitées. Cela signifie que le nom des personnes appelantes, ainsi que le contenu des entretiens (qu’ils soient téléphoniques ou non) sont gardés secret. De plus, les PC encouragent les personnes appelantes à respecter également la confidentialité, à ne pas ébruiter d’information et à ne pas répandre de rumeurs. Précisons toutefois que les PC ne sont habilitées à communiquer avec des tiers qu’avec l’accord de la personne appelante et uniquement après avoir convenu du contenu de l’information divulguée et du mode de contact choisi.

 

2.     Indépendance

Malgré leur rôle interne, les deux personnes de confiance du GIAP sont détachées de toute pression intérieure ou extérieure à leur travail. Elles se doivent de refuser, de suspendre ou d’interrompre leur activité chaque fois que les conditions de cette indépendance ne sont pas réunies.

 

3.     Impartialité

Les personnes de confiance s’engagent à ne pas prendre parti ni à accorder de privilèges en fonction de ce qui leur est rapporté. Elles font abstraction de toute opinion subjective, de leurs valeurs personnelles et de leurs relations avec des tiers. De plus, elles accompagnent ou soutiennent les personnes appelantes sans qu’elles aient elles-mêmes des projets pour ou à la place des personnes appelantes. Si cela ne peut être garanti en raison de leurs considérations morales ou de circonstances personnelles, les personnes de confiance orientent les personnes appelantes vers un intervenant extérieur, avec au préalable une consultation de la Direction garantissant l’anonymat des personnes concernées.

 

4.     Respect

Les personnes de confiance se comportent de manière respectueuse avec les personnes appelantes et s’abstiennent de toute forme de discrimination (appartenance ethnique, sexe, âge, couleur de peau, orientation sexuelle, convictions politiques, religieuses et philosophiques). Elles n’émettent pas de jugement sur la personne et sont attentives aux phénomènes de sympathie qui peuvent se créer dans les relations humaines.

 

5.     Information

Les personnes de confiance informent en toute transparence les personnes appelantes :

  • ·       sur les modalités des champs d’action des personnes de confiance ;
  • ·       sur les modalités institutionnelles selon la demande.

 6.   Responsabilisation des personnes appelantes

Les personnes de confiance encouragent les personnes appelantes à se responsabiliser dans les démarches qu’elles veulent entreprendre face à leur situation. Cela signifie que les personnes de confiance les accompagnent et les soutiennent dans les démarches qu’elles seules décideront d’entreprendre. Les PC peuvent réorienter ou guider les personnes appelantes vers d’autres intervenants ou vers d’autres démarches si cela s’avère nécessaire.

 

7.     Consentement des personnes appelantes

En lien avec la responsabilisation, les personnes de confiance veillent à ce que le consentement des personnes appelantes soit libre et éclairé. Libre, c’est-à-dire en l'absence de contrainte, et éclairé, c’est-à-dire précédé par une information. Pour pouvoir se prononcer et donner ou non son consentement libre et éclairé, la personne appelante doit avoir été bien informée par la personne de confiance. Celle-ci est tenue de lui fournir une information suffisante et adéquate. Par la suite, la personne appelante capable de discernement garde le droit de changer d’avis et de cesser toute démarche auprès des PC à tout moment.

 


 

« Dessine-moi un 8P… »

 

Un groupe de travail, constitué de 5 responsables de secteur et de la coordinatrice région, a porté sa réflexion durant le semestre écoulé sur la prise en charge des 8P au parascolaire.

Devons-nous - et pouvons-nous - leur offrir un accueil différencié de celui de leurs plus jeunes camarades ? Quelle autonomie leur laisser et dans quel cadre ? Quelles activités privilégier ?

Les divers projets déjà mis en place dans ces 5 secteurs ont été répertoriés et analysés :

  • Repas : cours de cuisine, repas dans un restaurant du quartier ou en Maison de Quartier, repas canadien, etc.

  • Infrastructure : table pour leur tranche d’âge, réfectoire type self-service : les 8P en sortent seuls après le repas, sur la base d’un contrat de confiance

  • Local : espace aménagé et réservé pour les grands avec présence discrète d’un adulte, lieu autogéré dans les locaux parascolaires en propre, etc.

  • Animations : activités sportives, jeux de société, cinéma, et toutes autres sorties ciblées pour les 8P.

Afin de confronter leurs observations aux attentes réelles des enfants, les membres du groupe ont créé un questionnaire qu’ils ont remis aux 8P de leur secteur:

  • « Si tu devais changer quelque chose au parascolaire, tu changerais quoi concernant l’accueil, le repas, le goûter, l’animation et les activités ? »

  • « Qu’est-ce que tu ferais si tu étais animateur parascolaire pour les grands ? »

Si certains voeux des enfants ne peuvent être exaucés (« manger quand on veut, et surtout des bonbons, avoir des glaces et des gâteaux à tous les goûters, utiliser le téléphone portable… »), il faut reconnaître que dans leur grand majorité ils expriment des souhaits que l’on peut entendre.

Ainsi, ils fourmillent d’idées pour que le temps d’accueil soit à la fois chaleureux, mais aussi organisé de façon à ce qu’il prenne le moins de temps possible et leur laisse plus de liberté.

Au niveau du repas, ils se montrent sensibles au développement durable et à l’hygiène, mais surtout, ils sont unanimes à réclamer des mets « plus pour les enfants, pour nous faire plaisir ». Toutefois, ils restent très raisonnables dans leurs demandes et précisent qu’« une fois par mois.. » ils aimeraient manger des khebabs, hamburgers, pizzas, frites, crêpes ou un dessert sucré.

D’une façon générale, ils plébiscitent leur table réservée au réfectoire, la confection des repas et goûters, les sorties pique-nique ou au restaurant.

Ils sont en demande de jeux variés et d’activités nouvelles adaptées à leur âge : des « trucs cool et des activités stylé moderne ». Et bien sûr, ils espèrent des animations hors mur (ciné, zoo, musée, musique, piscine, patinoire, etc.). N’oublions pas que certains ont passé plus 7 ans dans l’enceinte de l’école, entre les cours et le para…

Et que feraient les 8P s’ils étaient animateurs ? « je ferais beaucoup de sorties et je serais gentille et patiente ;  je mettrais une chanson pour mettre de l’ambiance dans le cortège  je leur permettrais plus de choses car ils sont grands ; je serais un peu moins sévère, j’arrêterai les fiches de réflexion ; je serais plus compréhensive ; je ferais des batailles d’eau avec eux ; je serais sympa et responsable mais j’aurais du caractère ; je serais stricte mais pas trop, je leur laisserais la liberté mais je les surveillerais attentivement ; je rigolerais et je jouerais, j’organiserais plein d’activités…mais je trouve très bien comme vous faites ! ce qu’on fait, c’est bien, ne changez rien ! je ferais comme vous car vous êtes parfaits, vous êtes les meilleurs ! ce sont vraiment de bons animateurs et on a de la chance de les avoir. (note rédaction : nous avons gardé le meilleur pour la fin).

En conclusion, le groupe de travail estime nécessaire d’offrir un accueil différencié aux plus grands, dont le but est de :

  • Créer et entretenir du lien

  • Etre en interaction et à l’écoute des besoins

  • Préparer la fin de l’année (période charnière) par des liens de qualité et un respect mutuel

Avec les pistes de réflexion suivantes :

  1. Avoir une ligne directrice concernant les 8P, sous forme de document institutionnel.

  2. Elargir l’offre de la formation continue concernant les pré-adolescents.


 

Amicale des retraites

Quand les retraité-es s’amusent…

Le 7 décembre dernier, 58 ex-animatrices/animateurs ont répondu à l’appel de l’« Amicale des retraité-es du parascolaire » pour une soirée de retrouvailles au restaurant scolaire de l’école En Sauvy. L’apéritif a permis de renouer des contacts, puis le bon repas fourni par le restaurant de Clair-Bois et le dessert confectionné par l’une des personnes organisatrices ont facilité un bon moment convivial. Enfin, une accordéoniste a terminé la soirée en faisant chanter l’assistance par quelques rengaines connues de tous !

Une nouvelle sortie a été programmée le 18 mai 2017 au Saut-du-Doubs. A l’heure où ce journal est mis sous presse, il est certes trop tôt pour vous en donner le compte rendu. Mais nul doute qu’elle aura également rencontré un franc succès … que nous aurons le plaisir de vous relater dans le prochain numéro de Giap Info!

Nous faisons appel à vous : si vous connaissez un-e retraité-e ayant « oublié » de s’inscrire à l’Amicale, n’hésitez pas à l’encourager à le faire!

Au nom de l’Amicale : Yves Delieutraz